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Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 14:11
00. Carte Bleue

Cette carte est à part dans l'Oracle Belline, elle n'a pas de numéro et n'est pas sous l'influence d'une planète.
Elle est ainsi une des carte les plus mystérieuses du jeu. Certains préfèrent la garder à part pour qu'elle remplace plus tard une carte qui serait perdue.
Chacun est donc libre de l'utiliser ou pas, mais sa présence dans le jeu n'est sûrement pas anodine !
Elle peut en quelque sorte être un joker ou un talisman porte-bonheur.
Sa couleur bleue apaisante atténue les mauvais présages en minimisant leur portée.
On dit qu'un tirage comportant cette carte le protège et atténue l'influence de toutes les autres cartes négatives et certains préfèrent y voir la part divine des choses et l'action des lois cosmiques de l'univers.
Tant de mystères restent encore à percer ...

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Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /Fév /2006 20:56

Cette vertu est appelée aussi sobriété. Cette humilité est nécessaire à l’harmonie intérieure de l’Homme, à sa beauté intérieure - et à sa santé (psychique et physique).
La vertu de tempérance est liée aux trois autres vertus cardinales (prudence, justice, force) : on ne peut être vraiment prudent, ni vraiment juste, ni vraiment fort, si l’on ne possède pas aussi la vertu de tempérance. Cette vertu conditionne indirectement toutes les autres vertus - mais toutes les autres vertus sont indispensables pour que l’Homme soit tempérant (ou sobre).
Le terme de tempérance semble se rapporter en quelque sorte à ce qui est hors de l’Homme (nourriture, boisson, etc.) Cette référence à des éléments extérieurs à l’Homme a son fondement dans l’Homme.
La vertu de tempérance permet à chaque Homme de faire triompher son « moi supérieur » sur son « moi inférieur ». Cette maîtrise met en valeur le corps.
La vertu de tempérance fait en sorte que le corps et nos sens trouvent la juste place qui leur revient dans l’être humain. Possède la vertu de tempérance celui qui sait se maîtriser, celui qui ne permet pas à ses passions de l’emporter sur la raison, sur la volonté et aussi sur le cœur.

Source Wikipédia

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Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /Fév /2006 20:12



Confucius : "Je ne cherche pas à connaitre les réponses, je cherche à comprendre les questions."
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Dimanche 5 février 2006 7 05 /02 /Fév /2006 20:43




"Ankou : Il ne représente pas la Mort en elle-même, mais son serviteur : son rôle est de collecter dans sa charrette grinçante (karr an Ankoù, karrigell an Ankoù, karrik an Ankoù) les âmes des défunts récents. Lorsqu'un vivant entend le bruit de la charrette (wig ha wag !), c'est qu'il (ou selon une autre version, quelqu'un de son entourage) ne va pas tarder à passer de vie à trépas. On dit aussi que celui qui aperçoit l'Ankou meurt dans l'année."

Source Wikipédia

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Samedi 4 février 2006 6 04 /02 /Fév /2006 20:18


Le karma :
Ce terme représente le plus souvent la somme de ce que nous avons été, nous sommes et serons dans nos différentes vies.

Cela peut être aussi un outil pour aller plus profondément dans notre connaissance de nous-mêmes, un moyen de découvrir nos blocages, nos difficultés, nos obstacles, ce qui définit que nous agissons ou non, la raison de telle réaction plutôt qu'une autre.

Aussi je vous propose le tirage karmique, cf Carole Sédillot,"Ombres et lumières du tarot"pour découvrir votre "potentiel personnel et vous donner les moyens de l'intégrer pleinement afin de l'utiliser ensuite.
C'est un tirage qui vous permettra de cerner vos états de conscience parallèlement à vos comportements en conduites."
C'est un tirage important qui ne se fait qu'une seule fois, le choix du moment n'est donc pas anodin. "Voilà pourquoi il est primordial de bien définir l'instant de sa "révélation". Il peut donc être intéressant de noter le jour et l'heure du tirage, afin de le mettre en parallèle avec le thème astrologique de naissance."

Ce tirage se fait avec les 22 arcanes majeurs du tarot, endroit et envers.
Comment procéder :
Sortir les lames majeures suivantes :
- l'hermite (associé à Saturne) qui représente la ligne de la leçon à apprendre
- le pendu (associé à Neptune) qui représente ce qu'il faut abandonner
- la maison-dieu (associée à Uranus) qui représente ce qu'il faut rompre, puis reconstruire, comment se libérer
- l'arcane sans nom (associé à Pluton) qui représente ce qu'il faut éliminer, transformer radicalement
- le Mat : qui représente le Moi, c'est à dire son expérience de vie, son karma.
Mélanger les cartes restantes, les brasser pour les tirer endroit ou envers et poser 4 cartes sur les lignes de l'hermite, du pendu, de la maison-dieu et de l'arcane sans nom), puis une carte sur la ligne du mat.
Procéder à la lecture, celle du Mat en premier, ligne par ligne en identifiant les potentialités (lames endroit), les blocages (lames envers).

 

 

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Vendredi 3 février 2006 5 03 /02 /Fév /2006 19:54


"Personnification de la Divination, la Sibylle est une prêtresse d'Apollon qui émet des prophéties et tend, de plus en plus, surtout chez les Romains, à se substituer aux oracles des dieux.
Les Anciens en connaissaient, entre autres, 4 d'un renom spécial :
- la Sibylle Marpésienne, qui vivait dans une grotte du mont Ida, en Troade
- celle d'Erythrée
- celle de Tibur
- et enfin la plus célèbre de toutes, celles de Cumes, qui apparait dans maintes légendes, notamment dans celle d'Enée, ce dernier la consulta avant de descendre aux Enfers".
"Mythes et Mythologie", de Félix Guirand et Joël Schmidt, Editions Larousse.

On retrouve les Sibylles à Rome, dans Le Plafond de la Chapelle Sixtine :
Le programme de la décoration réalisée à la demande de Sixte IV devait initialement comporter la série de papes persécutés et martyrs, et la frise sous-jacente des scènes de la vie de Moïse et de Jésus, le guide du peuple élu et le guide du peuple chrétien. Mais il fut remplacé par "les Scènes de la Genèse", "les Prophètes", "les Sibylles" et "les Ancêtres du Christ", développant le grand thème de la rédemption de l'humanité. Les contenus symboliques ("esprits intermédiaires entre les hommes et la divinité"), selon Charles de Tolnay, résument la notion platonicienne de "démons" ou de "génies" et la notion chrétienne d'"anges", représentés sans ailes par Michel-Ange dès l'époque de la "Vierge à l'escalier".

La Sibylle de Libye, 1511, détail, fresque, (Cité du Vatican, Chapelle Sixtine).
La Sibylle de Libye ouvre le livre des destins et se retourne, exécutant un gracieux mouvement de torsion, et plongeant son regard vers le bas. Coiffée très soigneusement, les épaules nues, sa robe délacée n'est retenue que par une ceinture. Elle est sans conteste la plus sensuelle des sibylles peintes par Michel-Ange dans la Sixtine.




La Sibylle de Delphes, 1511, fresque, (Cité du Vatican, chapelle Sixtine).
La première femme à prononcer des oracles à Delphes s'appelait "Sibylla".
Fille de Jupiter, elle existait longtemps avant le siège de Troie. Par le nom de "sibylle", on désigna dès lors toutes les femmes qui, sans être prêtresses, annonçaient l'avenir.






Distraite de sa lecture, peut-être par une vision, la "Sibylle de Delphes", très belle, porte son regard dans la direction opposée à la rotation de son corps. Elle a la bouche entre ouverte et ses yeux reflètent l'étonnement, peut-être en face à un nouvel événement.








La Sibylle de Cumesfit la prédiction suivante : "La Justice, la Vierge, revient demeure avec nous et le règne de Saturne est restauré. Le premier-né du nouvel âge est déjà sur le chemin qui mène des hauts cieux jusqu'ici-bas." Peinture de Michel Angelo datant de 1510.












La Sibylle Perse :
D'un âge légendaire, montrée en profil perdu, repliée sur elle-même, retournée vers la partie interne du trône, myope et voûtée jusqu'à paraître bossue, elle semble avoir du mal à déchiffrer le texte, de petite taille. Elle est dépeinte comme une figure totalement détachée de ce monde, totalement solitaire, personnification même du mystère. Elle rayonne cependant d’une présence beaucoup plus puissante et réservée, plus magique et abstraite que celle de la Sibylle de Cumes…







La Sibylle d’Erythrée(1509) était une des grandes prophétesses du monde grec : Erythrée était une cité d'Ionie. L'esquisse nous montre une draperie de très haute qualité. La Sibylle, aux bras virilement musclés, tourne la page d'un livre où apparaît la lettre « Q ». Elle tourne vers le livre ouvert son visage plein de sérénité, loin des tourments qu’elle est généralement censée augurer…




 
Le petit assistant allume une lampe votive dont la symbolique chrétienne semble assez évidente : elle évoque l'immortalité de l'âme au-delà des corps. L'autre petit être se frotte les yeux, comme ébloui par la puissance prémonitoire...












L'Empereur Auguste consultant laSibylle de Tibur dans le Latium a été représenté de nombreuses fois. Il apprend ainsi que le nouvel empereur du monde va bientot naître en Orient.
Empereur Auguste et la Sibylle de Tibur, de Witz Conrad (1395 - 1447),


















La Sibylle, d'un geste ample, montre la Vierge à l'Enfant.
Empereur Auguste et Sibylle de Tibur, de Pierre de Cortone (1597 - 1669).














Sources :
- Wikipédia
- B&S Encyclopédie
Article complétant le sujet : Historia Nostra : "La Voix des dieux"



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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /Fév /2006 20:45


"Avertissement, conseil ou ordre d'un dieu..., l'oracle permettait aux hommes de connaître la volonté des Immortels et de prendre des décisions en fonction de la réponse du dieu. Il était consulté dans un temple spéciale, en un lieu auquel une légende avait généralement accordé un grand crédit. Les oracles de Zeus et d'Apollon demeurent les plus célèbres....L'oracle était la preuve d'une soumission des mortels aux destinées divines, et dans les légendes, jamais héros n'a réussi à s'y soustraire."
"Mythes et mythologies, histoire et dictionnaire" de Félix Guimard et Joël Schmidt, Larousse.
L'origine mythologique du sanctuaire de Delphes mérite d'être citée : celui-ci aurait été fondé par Apollon lui-même après avoir construit le temple de Délos. À son arrivée dans la région, le sanctuaire était gardé par un serpent nommé « Python », fils de Gaïa (la Terre) et gardien d'un oracle consacré à Thémis. Apollon, désireux d'établir un oracle pour guider les hommes, tua Python avec son arc et s'appropria l'oracle.
La consultation de l'oracle était au départ annuelle : elle avait lieu le sept du mois Byzios (février-mars), jour de la fête d'Apollon. Elle se fit ensuite le sept de chaque mois durant la période de neuf mois où Apollon était censé occuper le site : ce jour fut nommé polyphthoos (« jour des multiples questions »).
Des rites précédaient la consultation : ils étaient accomplis en fonction de la prophétesse et requéraient la présence de deux prêtres. Ces derniers exerçaient leur charge à vie et étaient secondés par cinq serviteurs qui maintenaient le culte, et deux prophètes.
Un de ces derniers assistait la Pythie, notamment en traduisant ses paroles afin que l’oracle rendu soit compréhensible. Les réponses du dieu étaient transmises en prose et sous forme d’hexamètres (en vers).
Dans le détail, on ignore si la Pythie était visible, aucun témoignage digne de confiance n'étant explicite sur la question. La tradition la plus courante rapporte cependant que la Pythie aurait été cachée par un voile et que le consultant ne pouvait pas la voir.

(1) Pendant les mois d'hiver, Apollon était réputé quitter le sanctuaire de Delphes pour aller se purifier en Hyperborée. Il était alors remplacé à Delphes par Dionysos. Ce dernier était présent durant trois mois et faisait l'objet d'un culte rendu sur le Parnasse (les libations des Thyades omophages). Enfin, dans l'adyton, se trouvait la tombe de Dionysos.
Le statut de ce dernier changea peu à peu en raison de son rapport avec l'Apollon Pythien : au départ inférieur au dieu solaire, grâce à son rôle d'opposé il devint progressivement indissociable de la divinité apollinienne ; ainsi, le culte de Dionysos profita probablement pleinement de la renommée de Delphes dans l'ensemble du monde grec.

(1) Parnasse : peinture d'Andrea Mantegna (1497).

Source Wikipédia.

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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /Fév /2006 21:42


"Qu'un jeu soit utilisé pour la divination est presque contradictoire. En effet, tout jeu, et singulièrement un jeu de cartes, se présente nécessairement comme une totalité : une série d'éléments constants auxquels il n'est possible de rien soustraire ni ajouter et qu'on ne saurait modifier. Un jeu, c'est à dire, la somme des données à manipuler, doit être fixe et complet, sinon le jeu, c'est à dire la suite des opérations qui brassent ces données, est faussé au départ. A l'inverse, toute divination porte sur un domaine illimité, puisqu'elle comprend les évènements possibles, qui sont en nombre infini et bifurquent à tout instant de manière imprévisible (ou d'ailleurs prévisible, ce qui revient pratiquement au même, si la certitude demeure exclue).
A cet infini doit normalement correspondre un autre infini qui est celui où le devin puise son oracle...Ici et là, rien n'est répété, tout à fait identique à soi-même, justement comme dans la vie, où les mêmes péripéties surviennent, les mêmes malheurs, les mêmes chances, mais jamais complètement superposables.
L'originalité, l'avantage et en même temps le paradoxe d'appliquer un jeu de cartes à la divination, consistent dans le fait que l'illimité, les accidents possibles, se trouvent alors dépendants de la présence visible et des combinaisons épuisables d'un petit nombre de symboles traditionnels, dont les significations sont en outre consignées dans des sortes de lexiques fort répandus...
Toute science divinatoire, est contrainte de passer par cette porte étroite : ramener d'innombrables données à la douzaine de hasards que l'homme croise presque obligatoirement au cours de sa courte vie.
Il n'est donc pas absolument malencontreux que le répertoire des signes soit pauvre, mais il est important qu'ils puissent se combiner entre eux de nombreuses manières...
Seules des totalités sont aptes à contenir l'infini des situations humaines...
L'hypothèse est extravagante et, comme telle, inattaquable. Acte de foi dans l'improbable par excellence, elle défie tout argument. Elle revient à affirmer que chaque aspect d'une totalité donnée correspond à un état précis qui existe dans le passé, le présent ou l'avenir d'un autre ensemble mystérieusement relié au premier. Pour glisser d'un système à l'autre, il n'est alors que de connaître, je veux dire d'inventer les corrélations nécessaires...j'en viens aux jeux de cartes. Le jeu est un microcosme, un alphabet d'emblêmes, qui couvre l'univers...
Les cartes, et en particulier les tarots, se présentent comme une langue mystérieuse, mais au vocabulaire strict et à l'exigeante syntaxe.
Oswald Wirth conclut son "Introduction à l'Etude du tarot" de la façon suivante : "Les jeux exercent. Ceux de l'esprit développent de précieuses facultés. Usez des 22 arcanes du Tarot pour jouer à la divination". Ainsi recommande-t-il ce jeu comme un excellent entrainement à imaginer juste. Je me suis souvent demandé, et bien avant de connaître ce conseil, ce que pouvait être l'imagination juste : c'est réunir, autant que faire se peut, les conditions de la conjecture heureuse."
Roger Caillois
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